Les microcrèches
Les microcrèches ont toutes les vertus ! Parents et communes gestionnaires ne tarissent plus d’éloges à leur sujet. Et le dispositif se généralise un peu partout dans le département. Exemple aux Avirons, où deux structures du genre ont vu le jour il y a deux ans. Depuis, une quarantaine de familles en bénéficient. Et les enfants s’y sentent comme des ti’ coqs en pâte ! Reportage.
Qu’on se le dise : les microcrèches sont un choix de raison ! Que l’on se place du côté de l’autorité gestionnaire ou du côté des enfants, la formule semble parée de toutes les vertus. La preuve : depuis 2007, année où il a été expérimenté pour la première fois en France, le dispositif rencontre un succès croissant.
De fait, les microcrèches ont tout pour plaire. Pour une commune, ce type de structure est moins lourd à créer qu’une crèche collective puisqu’il nécessite finalement très peu d’aménagements pour accueillir un nombre réduit d’enfants dans un lieu préexistant (maison, appartement ou local communal).
Quant aux parents, ils sont nombreux à apprécier ce nouveau mode de garde à mi-chemin de l’accueil collectif et individuel : la bonne jauge pour s’occuper au mieux de chaque bébé ; le bon format pour offrir une vraie continuité de prise en charge familiale tenant compte du rythme de l’enfant et de la disponibilité des parents.
Tout naturellement, c’est le choix qu’a fait la commune des Avirons lorsqu’il a fallu créer une structure d’accueil de la petite enfance afin de satisfaire une demande sans cesse croissante sur le territoire communal.
Le village comptait bien quelques assistantes maternelles agréées pour l’accueil à domicile. Mais leur nombre était insuffisant pour répondre à toutes les sollicitations. Le 1er août 2009, deux microcrèches ont donc ouvert leurs portes.
Afin de bien quadriller le territoire, la microcrèche « Berlingots » se situe à l’entrée ouest de la commune, tandis que « Caramiel » est située au centre-ville. Ouvertes du lundi au vendredi, de 7h30 à 17h30, chacune peut accueillir simultanément dix enfants âgés de 2 mois ½ à 6 ans. Mais la plupart étant inscrits à temps partiel, une quarantaine de familles sont en fait concernées par le dispositif.
Côté encadrement, neuf professionnelles de la petite enfance, salariées par la mairie, veillent au bien-être des enfants en leur offrant un environnement et des activités adaptés. L’accueil des enfants s’effectue à la demande des familles et selon les places disponibles, sur du temps complet (du lundi au vendredi), du temps partiel (un à quatre jours par semaine) ou du périscolaire (mercredis et vacances scolaires).
Outre les activités d’éveil et de motricité traditionnellement proposées en crèches, « Caramiel » et « Berlingots » travaillent en lien étroit avec les autres services communaux : le service culturel, pour des activités de découverte de l’art et la culture ; le service Temps libre, pour des ateliers d’art plastique et de musique ; la bibliothéque, pour des prêts mensuels de livres. D’autres partenariats ont également été noués avec la direction des affaires culturelles et quelques prestataires privés, notamment un orthophoniste et un intervenant en anglais. En outre, une convention avec l’école maternelle permet un passage en souplesse de la crèche à l’école.
Dernier atout, les microcrèches organisent régulièrement des matinées récréatives auxquelles sont conviées toutes les nounous à domicile de la commune. Une manière comme une autre de professionnaliser aussi ce type d’accueil.
- Comment ça marche ?
En France, seuls 46 % des enfants de moins de 3 ans bénéficient d’un mode de garde collectif : crèche, halte-garderie, assistante maternelle ou nourrice. Pour y remédier, la microcrèche est un bon compromis entre la nourrice individuelle et la crèche collective. Au sein d’un même lieu d’accueil, au moins trois professionnels de la petite enfance accueillent simultanément au maximum dix enfants de moins de six ans (contre 20 à 60 dans les crèches collectives). Le lieu d’accueil peut être un appartement, une maison ou un local communal affecté à cet usage pour peu qu’il soit suffisamment spacieux et sécurisé. Placé dans un cocon, bébé se sociabilise sereinement et se sent comme chez lui avec son lit, ses jouets et ses repères. Il s’habitue à côtoyer différentes nourrices et plusieurs enfants, sans pour autant être perdu dans une trop grande collectivité. En principe, les parents peuvent décider chaque semaine du planning de garde. Et pour ceux qui ont des horaires atypiques, les assistantes maternelles aménagent leur temps de travail en fonction du nombre d’enfants à surveiller. Côté tarifs, chaque microcrèche est libre de fixer ses conditions. Mais il en coûte généralement autour de 60 euros par jour et par enfant. Toutefois, la CAF et le Département versent des aides conditionnées aux revenus du foyer. En tout état de cause, un minimum de 15 % de la dépense reste à la charge des familles.
Pour plus d’informations, contactez directement la microcrèche la plus proche de votre domicile, les services du conseil général ou la PMI de votre commune.




