15 décembre 2009 ~ 0 Commentaire

Dossier: bio-écolo

Dossier: bio-écolo

ALLAITER, C’EST ECO… LOGIQUE!


On ne le répèteras jamais assez, allaiter c’est bon pour la santé du bébé et c’est bon pour la santé de la maman… Et bien en plus de ce beau tableau, imaginiez vous à quel point c’était  bon pour la santé de la planète?

Oui, l’allaitement maternel est  l’allié des défenseurs de la planète tout comme il est déjà l’allié incontournable de la santé des bébés. On ne devrait plus pouvoir  imaginer une conception écologique qui ne prenne pas en compte l’impact zéro de l’allaitement sur l’environnement et l’impact positif qu’il apporte aux hommes et aux sociétés dans leur ensemble.

Petits tours d’horizons de cette si vaste «voie lactée ».

Dès les premiers jours, en toute logique nutritive, la mère offre ce qu’il y a de plus adapté à son nouveau-né: le colostrum.

En 1934 déjà, le Dr J.A. Toomey démontre que ce lait épais des premiers jours favorise la culture des « bonnes » bactéries et supprime celles qui sont nocives dans l’appareil digestif du nouveau-né. Peu à peu, ce colostrum laisse place au lait d’une grande digestibilité pour cet estomac encore fragile, mais d’une richesse incomparable: bonne proportion lipides/protides, minéraux et vitamines en quantités et proportions idéales, taux important de lactose, présence d’agents antioxydants, de vitamine E… tout ce qu’il faut pour une croissance harmonieuse et spécifique du nourrisson. Car ce sont des millions d’années d’évolution des mammifères, et notamment de l’espèce humaine, qui font du lait maternel l’élément le plus adapté au développement optimum du petit d’homme, tout comme le lait de jument est adapté au poulain, le lait de brebis, à l’agneau, et le lait de vache…. au veau.

Cette adaptation parfaite fait ses preuves à court terme, mais se retrouve également à long terme sur la santé des individus allaités. Ce qui paraît évident quand on sait que notre équilibre alimentaire fait partie de notre capital santé.

Ainsi, il est aujourd’hui établi que le lait maternel a un rôle protecteur pour diverses affections telle que les otites, les diarrhées, les infections urinaires, le risque d’obésité….  Inversement, à long terme, il a été constaté que les bébés non allaités présentaient plus d’affections respiratoires, d’eczéma, d’asthme et de rhumes.

Et comme une alimentation saine ne va pas sans « un  corps sain », l’acte même de téter représente une gymnastique inouïe pour la mâchoire de nos bébés. Une étude des Dr M. Pottenger et Bernard Krohn, faite sur 327 enfants montre que “l’allaitement au delà de 3 mois «favorise la croissance optimale de l’os malaire (os de la pommette) et un meilleur développement dentaire et faciale en générale. ”

Si l’allaitement maternel est la norme nutritive du bébé, il est également une ressource entièrement naturelle, dont la production ne génère aucun impacte sur l’environnement.

Car c’est une énergie renouvelable, durable, toujours en bonne quantité dès lors qu’il est pratiqué à la demande. Toujours à bonne température, il ne nécessite aucun matériau de cuisson. Toujours disponible, il ne demande ni  stockage, ni transport pour arriver à destination! Gratuit, il réduit considérablement la charge budgétaire liée aux achats divers relatifs à l’arrivée d’un nouveau né dans un foyer.

Les préparations lactées entre dans une logique de production qui nécessite une industrie laitière  contribuant au gaspillage des sols et des ressources et pèsent un certains coûts non seulement sur les ménages, mais aussi sur notre planète.

De plus, c’est un facteur de régulations des naissances, selon les conditions de la MAMA (méthode de l’allaitement maternel et de l’aménorrhée). A l’échelle planétaire, l’intervalle entre deux naissances est nettement plus bas dans les sociétés où l’allaitement est la règle.

Dans une société où les crises se succèdent, tant économique qu’écologique, il est grand temps de reconsidérer nos comportements.

Car lorsqu’il s’agit de comportement, le « meilleur » est une valeur déterminée par la société et la culture. Aujourd’hui notre société prend conscience de ces actes et de leur impact sur l’environnement. Peu à peu, de nouveaux comportements, tels que ne pas laisser couler l’eau, éteindre les lumières, manger plus « raisonné »… deviennent la norme de nos sociétés qui souhaite un mieux-être non dépendant d’une surconsommation. Apprendre à nos enfants ces gestes de tous les jours sont les bases d’une éducation à visée écologique. Aussi, il est utile de rappeler avec le professeur James Akré que « le sein n’est pas plus sain: il est normal, voire ordinaire ».

Car c’est  de là que vient le premier acte éco-citoyen de nos bébés : TETER!!!

A nos soutifs, mesdames!

Volodia

Association Guyane Allaitement, l’Or Blanc

guyane-allaitement@orange.fr

Sources:

-La peau et le toucher, un premier langage, A. Montagu, éditions du seuil, 1979.

-Maman bio, Mon bébé de la naissance à deux ans, C.S. Didierjean-Jouveau, éditions Eyrolles, 2008

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