DOSSIER: L’adoption
Tilou a rencontré madame Alaïs de la cellule adoption de l’aide sociale à l’enfance.
Adopter un enfant, une décision qui engage plusieurs vies. Que l’on soit dans l’incapacité de procréer ou par générosité, avant d’accueillir ce nouveau membre au sein de la famille, le parcours reste long, complexe et semé d’embuche. Tilou magazine s’est intéressé à ce sujet pour vous aider dans vos éventuelles démarches.
Qui peut adopter un enfant ?
Il faut être âgé de plus de 28 ans.
L’adoptant peut être une personne seule, qu’elle soit célibataire, mariée, pacsée, divorcée ou veuve. Dans le cas des personnes mariées, l’adoptant doit obtenir le consentement de son conjoint.
Les adoptants peuvent être un couple marié, à condition qu’ils aient 28 ans au moins tous les deux et ne soient pas séparés de corps. La condition d’âge disparaît si le couple est marié depuis plus de deux ans.
Il faut en outre justifier :
- d’une bonne réputation (enquête sociale)
- d’une bonne santé (examen médical)
- d’un bon équilibre psychologique (examen auprès d’un psychologue).
Il est indispensable de remplir ces conditions pour pouvoir adopter un enfant mais cela ne suffit pas car il existe beaucoup moins d’enfants à adopter que de couples candidats à l’adoption et l’écart s’accentue chaque année.
Quel enfant peut-on adopter ?
Les enfants adoptables dans notre département sont très peu nombreux. En effet, ne sont adoptables que :
- les enfants pour lesquels les père et mère ou le conseil de famille ont valablement consenti à l’adoption ;
- les pupilles de l’État ;
- les enfants déclarés abandonnés.
La plupart des enfants adoptables sont des enfants étrangers se trouvant encore dans leur pays d’origine.
Les parents adoptants peuvent préciser les différents critères de sexe, d’âge et de nationalité. La plupart des dossiers seront traités par une organisation d’adoption internationale.
Quelle est la procédure d’adoption ?
La première démarche est le dépôt d’une demande d’agrément auprès du service d’aide sociale à l’enfance, placé sous la direction du président du conseil général de la Guyane. C’est à ce dernier qu’il faut adresser la demande.
Un questionnaire est remis au(x) candidat(s) lors du premier entretien suivant la demande initiale.
Dans les deux mois suivant cette demande, les candidats à l’adoption reçoivent une information détaillant les modalités de l’adoption. Une fois connaissance prise de cette notice, les candidats doivent confirmer leur demande d’adoption, au moyen d’une lettre recommandée avec accusé de réception.
La confirmation doit indiquer le nombre et l’âge des enfants que les candidats veulent adopter, l’origine ethnique de ces derniers, et préciser s’ils souhaitent, le cas échéant, adopter un ou des enfants handicapés, et, de façon générale, rappeler les motivations des candidats.
Il faut ajouter à la confirmation :
- une copie intégrale de l’acte de naissance et si le candidat a déjà un ou plusieurs enfants, une photocopie du livret de famille ;
- le bulletin n° 3 du casier judiciaire ;
- un certificat médical de moins de trois mois établi par un médecin inscrit sur une liste dressée par le président du conseil général ;
- une attestation de ressources ;
- le questionnaire évoqué plus haut.
Une enquête est alors diligentée par le président du conseil général pour apprécier les possibilités d’adoption des candidats (conditions d’accueil et de vie, capacité éducative, évaluation psychologique, …). Cette enquête est réalisée au moyen d’une série d’entretiens (au moins deux, dont un au domicile du candidat).
Quels sont les délais ?
Agrément : Neuf mois au maximum à compter de la demande. L’agrément est accordé pour cinq ans, mais la candidature à l’adoption doit être renouvelée chaque année.
Placement de l’enfant : Une fois l’agrément obtenu, l’enfant pourra être accueilli dans un délai variant entre quelques mois et deux, voire quatre ans.
Dans le cas d’un enfant étranger, ce délai peut être beaucoup plus court, puisque les parents adoptifs ont la possibilité de se rendre directement à l’étranger pour y adopter un enfant selon la loi locale
ED




