ITW : Nathalie Jean, consultante Certifiée en Ohashiatsu
Qu’est-ce que l’Ohashiatsuâ ?
L’Ohashiatsuâ est une technique de manipulation administrée avec les paumes, mais qui, à la différence du Shiatsu traditionnel, intègre des aspects psychiques et émotionnels, permettant de travailler sur les méridiens (sorte de vaisseaux laissant circuler l’énergie de manière continue). Par exemple, une personne souffrant d’un trop plein d’énergie peut trouver dans l’Ohashiatsuâ un moyen de disperser l’énergie vitale, de détendre les muscles ou encore le système nerveux, etc. À l’inverse une personne manquant d’énergie peut retrouver du tonus grâce à des appuis lents et profonds favorisant une meilleure circulation.
L’Ohashiatsuâ se distingue de la médecine puisqu’il ne s’agit pas d’une technique de guérison, mais bien d’une méthode de prévention et d’accompagnement. En général L’Ohashiatsuâ, qui est d’ailleurs considéré comme une des 8 médecines douces traditionnelles est efficace pour détendre et relaxer, mais sa pratique régulière permet surtout de soulager des douleurs ancrées comme des sciatiques, des migraines, ou encore des sinusites, voire des maladies plus lourdes à traiter telle que la drépanocytose. En effet, si l’Ohashiatsuâ ne guérit pas, la méthode employée peut néanmoins espacer les crises dues à la maladie et constitue également un accompagnement pour le malade. C’est le cas d’une jeune patiente qui vient régulièrement en consultation et dont les crises sont régulées et deviennent moins fréquentes.
Quels sont les bénéfices de l’Ohashiatsuâ durant ou après la grossesse ? 
L’Ohashiatsuâ permet de soulager les douleurs tant corporelles que psychologiques. Durant la grossesse, le corps se transforme et de nouvelles inquiétudes apparaissent. Face à ces changements, toutes les femmes ne réagissent pas de la même manière et il peut s’avérer efficace de bénéficier d’un accompagnement thérapeutique.
Chez la femme enceinte, l’Ohashiatsuâ peut apaiser de nombreux maux et contribuer à un meilleur équilibre durant la grossesse, mais aussi après.
Sa pratique régulière permet de retrouver une légèreté au niveau des jambes, de diminuer la sensation de poids durant la grossesse, de calmer les troubles de la vessie, d’atténuer les problèmes circulatoires, lymphatiques, de soulager les douleurs lombaires et les douleurs intercostales provoquées par le développement du fœtus, etc.
Après l’accouchement la pratique de l’Ohashiatsuâ peut contribuer à diminuer les tensions cervicales, mais aussi les douleurs inhérentes à l’allaitement, au niveau des épaules et des bras. Les séances peuvent également soulager les montées de lait douloureuses. L’intérêt de l’Ohashiatsuâ étant d’influer sur l’état émotionnel d’une personne, la technique peut notamment, aider la maman à surmonter la période post-natal de baby blues.
Y a t-il certaines précautions à prendre en compte ?
La femme enceinte n’est pas une patiente lambda, c’est pourquoi le professionnel choisi doit être parfaitement formé pour pouvoir discerner et évaluer les points de diagnostics situés sur le ventre.
À partir de quand et jusqu’à quel mois de sa grossesse une femme enceinte peut-elle consulter ?
Je travaille avec des femmes enceintes et cela jusqu’au terme de leur grossesse. En général les séances durent 1h en moyenne, selon l’état de la femme, ses besoins et ses conditions physiques. Au 4e mois par exemple on ne mettra plus la femme sur le ventre, mais de nombreuses positions permettent de travailler durant toute la durée de la grossesse. Il se peut que certaines douleurs habituellement communes ne puissent être traitées normalement du fait de la grossesse, mais dans la régularité, chaque douleur peut trouver un soulagement.
Il n’est pas inutile de rappeler que plus les séances commencent tôt et plus le fœtus aura l’habitude d’une relation de contact par le touché, ce qui pourra permettre de favoriser sa venue au monde.
À partir de quel âge peut-on consulter ?
De la naissance jusqu’à 3 ans, je propose des démonstrations aux parents qui apprennent comment masser le bébé sur l’étendu de son corps pour bien faire circuler l’énergie, de façon holistique. En effet, jusqu’à 3 ans, un lien très intime unit le bébé à ses parents, mais à partir de 3 ans, je demande le consentement de l’enfant pour effectuer sur lui les manipulations préconisées. C’est une question de déontologie, dans la pratique, un thérapeute doit bénéficier de l’accord de son patient, qu’il soit enfant ou adulte, pour réaliser sur lui toute manipulation thérapeutique.
E.Zonca




