03 décembre 2011 ~ 0 Commentaire

ITW : Katiana Castelnau

ITW : Katiana Castelnau

Hyperactive mais toujours très soignée, ultra sportive mais féminine à souhait, la pimpante Katiana est assurément l’un des plus jolis minois de la télé. Après plusieurs années de « Six minutes », elle fait maintenant la pluie et le beau temps sur Réunion Première. Présentatrice météo, chroniqueuse multicarte, animatrice de soirées événementielles et même actrice de court métrage à ses heures, la jeune femme a tout de même trouvé le temps de faire un bébé. A 32 ans, l’ex-enfant star de la télé est à son tour une jeune maman comblée.

Parlez-nous de votre famille : dans quelles conditions avez-vous grandi ?

Je viens d’un milieu modeste. Mes parents se sont séparés quand j’avais trois ans. J’étais jeune, je n’en ai pas vraiment souffert. J’étais même assez contente d’avoir deux chambres, deux fêtes d’anniversaire, deux Noël… Et puis, j’ai reçu toute l’affection qu’un enfant peut désirer. Mon père a toujours été présent pour moi, même si j’ai grandi plutôt chez maman, ma « mère courage », mon modèle. Elle m’a donné très tôt des responsabilités car j’étais la seule fille au milieu de quatre frères. A 8 ans, je faisais la cuisine, je l’aidais pour ses papiers administratifs… Cela me plaisait, ça m’a rendu très vite indépendante et débrouillarde.

Quelles sont les valeurs qui vous définissent le mieux ?

Comme un de mes frères est trisomique, j’ai appris très vite le sens des mots tolérance, respect, solidarité. Ça m’a donné une ouverture aux autres que je n’aurais peut-être pas sans cette expérience familiale. D’une certaine manière, cela a façonné mon caractère. J’ajoute que mes quatre frères ont toujours été très sportifs ; du coup, je ne pouvais pas rester à la traîne. Plus jeune, je faisais du foot, de l’escalade, de la boxe… Un vrai garçon manqué ! Mon premier rouge à lèvre et mes premières chaussures à talons datent du lycée ! C’est ma mère qui m’y a poussé. Aujourd’hui, je l’en remercie !

Quand avez-vous ressenti pour la première fois l’envie d’être maman ?

Je devais avoir dans les 26 ans. L’idée me plaisait, mais je faisais tellement de choses… A ce moment-là, j’étais embarquée sur le « Six minutes ». Pas le temps de faire un bébé ! Finalement, c’est arrivé à l’improviste il y a trois ans et demi. Je ne vais pas dire que c’est un accident car je n’aime pas le terme, mais disons que bébé n’était pas vraiment programmé… Cela dit, ça a été tout de suite une immense joie pour son père et moi. Nous l’avons appelé Matthys, avec deux « T » pour qu’il ait un prénom à sept lettres comme son père et moi car c’est un chiffre de chance.

Est-ce que votre grossesse s’est bien passée, comment l’avez-vous vécue ?

Super ! Aucun problème, même pas de nausées. J’ai travaillé pratiquement jusqu’au bout. A six mois, je faisais encore un reportage pour le « Six minutes » dans une voiture de police lancée à toute allure ; ça remuait dans tous les sens. Je n’avais pas trop conscience du danger, mais quand j’ai voulu sauter en parachute, mon gynéco m’a dit : « ok, fais-le si tu veux perdre ton bébé »… Ça m’a calmé direct ! Du coup, je me suis mise à dévorer. Moi qui étais végétarienne, j’ai fait « péter » le rougail saucisses. J’avalais tout ce qui me tombait sous la main : j’ai pris dix-huit kilos ! Je les ai vite reperdus, heureusement.

Il est toujours difficile pour un père de trouver sa place durant cette expérience. Qu’en est-il pour votre compagnon ?

Tout s’est très bien passé. Durant la grossesse, il s’est tout de suite mis au diapason. C’est bien simple, je ne faisais plus rien ! Il est très pris par son travail au Parc national, mais il a toujours été présent pour moi et pour bébé, avant comme après l’accouchement ; quoique un peu moins après peut-être… Mais bref, c’est un bon compagnon et un bon papa !

Parlez-nous de votre enfant : quel genre de rapports avez-vous avec lui ?

Au moment où il est né, je me suis dit que ce n’était plus ma chose mais un petit être à part entière qu’il fallait respecter en tant qu’individu. Dès le début, je lui ai beaucoup parlé, avec des vrais mots, en évitant les babillages régressifs. Aujourd’hui, on continue à se parler beaucoup. Je ne lui cache rien. Au final, il a beaucoup de vocabulaire. Il est aussi très calme, sensible et réfléchi. Cela dit, ça reste un petit garçon de presque quatre ans ! Il négocie tout le temps. Et puis, il a son caractère, notamment en société : il sait se faire respecter !

Etes-vous une adepte du maternage, cet art de prolonger la bulle de maternité par le portage, l’allaitement et le co-sleeping (dormir avec bébé dans le même lit) ?

Pas vraiment, non ! J’ai arrêté de l’allaiter et commencé à le faire garder à deux mois et demi. J’ai même repris le boulot quinze jours avant la fin de mon congé maternité ! Bien sûr, mon métier m’y a poussé. Mais c’est aussi un choix de vie. Avec Matthys, j’ai une relation fusionnelle, mais j’évite le côté trop « colle-colle »… C’est sans doute un reste de ma propre enfance, mais je voulais qu’il soit très vite indépendant et sociable. C’est le cas aujourd’hui. Je n’ai aucune difficulté à le faire garder, il n’a pas peur des nouvelles têtes ! Mais on fait aussi plein de trucs tous les deux, la cuisine par exemple. Et croyez-moi, il est très habile.

Comment arrivez-vous à concilier vos engagements professionnels et votre rôle de maman ?

Il faut s’or-ga-ni-ser ! J’ai l’habitude d’être tout le temps dans le rush. Je bosse en journée, et souvent le week-end et le soir. Je fais aussi beaucoup de sport : parachute, canyoning, escalade, arts martiaux… Pour Matthys, il faut donc tout prévoir. Les jours d’école, je n’ai pas trop de soucis. Après sa journée, il va à la garderie ou chez ma maman quand elle est là. Le week-end, le soir et les mercredis, si je ne suis pas libre, c’est les mamies ou la famille qui prennent le relais. Et quand il n’y a pas d’autre solution, je l’emmène avec moi sur les plateaux de tournage. A vrai dire, il aime bien ça. Il se verrait bien tenir le micro !

Que pensez-vous des structures d’accueil de la petite enfance à La Réunion : crèche, halte-garderie, assistante maternelle, nourrice ? Avez-vous une préférence ?

Mon avis, c’est d’abord qu’il n’y en pas assez ! Mais ce n’est pas spécifique à La Réunion, c’est le cas dans tous les départements. Après, s’il faut faire un choix, je dirais que je suis plutôt partisante des structures collectives car c’est un bon moyen de sociabiliser les bébés. On y trouve d’excellents programmes d’éveil et de motricité, des professionnelles bien formées qui proposent des activités adaptées aux enfants par groupes d’âge ou de niveau. Matthys en a bénéficié dès son plus jeune âge à la crèche municipale de la Montagne.

C’est justement la rentrée : qu’avez-vous prévu pour votre enfant ?

Il a intégré une école associative l’an dernier. L’idée, c’est que les parents s’impliquent au maximum dans la vie de l’établissement. Tous les mois, on se réunit, on évoque les petits soucis éventuels, les idées des uns et des autres et on décide. Pour l’instant, honnêtement, je suis peut-être la moins assidue à cause de mon boulot. Mais chaque parent a un rôle éducatif. On peut tous proposer un atelier ou une activité en fonction de ses compétences. Certains donnent des cours de théâtre ou d’anglais, d’autres font de l’initiation à la musique. Pour les enfants, c’est génial ! En plus, c’est une petite structure. La charte d’établissement stipule qu’il ne peut pas y avoir plus de 26 élèves par classe. Pour moi, c’est un plus.

Serez-vous toujours à l’antenne cette saison ?

Plus que jamais ! Vous ne me verrez plus à la météo mais j’animerai une émission de radio tous les jours, de 11h à 13h30, sur Radio Réunion Première, avec Jean-Laurent Faubourg et une autre animatrice dont vous découvrirez bientôt l’identité. Ça s’appellera « Buzz » ! Mais je continue aussi la télé, avec mon émission de cuisine « Du goût et des Iles » et un nouveau rendez-vous sur le sport. Enfin, j’ai envie d’écrire un livre sur les femmes de ma vie ; celles qui ont compté pour moi et qui m’ont apporté : mère, grand-mère, demi-sœur, taties… C’est un projet à long terme. On en reparlera ! Quant à faire un autre bébé, j’y pense bien sûr. J’aimerais bien que Matthys ait une petite sœur, mais pas tout de suite : pour l’instant, j’enchaîne les projets ! Cela dit, un autre imprévu n’est pas exclu !

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