Questions de mamans : Maman solo, comment assumer?
Témoignages:
Séparation, divorce, veuvage ou envie d’un bébé toute seule sont autant de raisons qui poussent de plus en plus de femmes à élever leurs enfants en solo.
Se retrouver seule pour gérer le quotidien, prendre les bonnes décisions quant à l’éducation des enfants, leur donner des repères, de l’amour et les assumer financièrement…, être la mère tout « en jouant le rôle du père », ce n’est pas facile tous les jours.
C’est ce que nous expliquent deux mamans qui élèvent seules leurs enfants.
” Divorcée depuis 2 ans, je suis retournée vivre chez mes parents. J’élève ma fille de 6 ans qui va chez son père un week-end sur deux et la moitié des vacances scolaires. Je me débrouille comme je peux, car il ne me verse qu’une pension alimentaire de 150 € par mois, que je trouve très insuffisante pour élever une fillette de 6 ans qui est scolarisée dans un établissement privé.
Au début c’était difficile pour ma fille, parce qu’il fallait qu’elle s’habitue à la séparation de ses parents, à vivre ailleurs…. Mais aujourd’hui tout est rentré dans l’ordre grâce à l’aide de mes parents qui m’épaulent et me soutiennent.”
Olivia
” Âgée de 39 ans, je suis divorcée. J’élève seule mes deux filles qui ont respectivement 17ans et demi et 2ans et demi.
J’exerce dans un établissement médico-social. Je suis amenée à travailler le soir et le week-end.
Mes revenus mensuels (salaire, CAF et pension alimentaire) sont d’environ 2000 euros.
Comme beaucoup de divorcés, si les charges restent les mêmes (loyer, électricité, eau, assurances, alimentation…), mon foyer fiscal a été amputé d’un revenu.
Mon aînée est issue d’une première union. La seconde est arrivée après beaucoup d’insistance de ma fille qui ne voulait plus être seule. Je dois donc dire que j’étais consciente des difficultés à venir ; nous en avions longuement discuté toutes les deux.
Mes journées ne sont plus les mêmes. Etre seule signifie aussi faire face seule au quotidien. Ce sont souvent de longue journée de 18h.
Je me réveille vers 6h pour voir partir l’aînée à l’école.
Ensuite, je consacre trois heures à la dernière avant de la déposer chez la nounou à 10H.
A mon retour je m’occupe de la maison et du repas du soir.
A partir de 13h, je me prépare pour me rendre au travail pour ne rentrer que vers 22h30 voir 23h quand j’ai une urgence au travail.
Je peux néanmoins compter sur l’aide de mon ex époux qui habite à proximité et qui accepte d’être présent pour les filles jusqu’à 20h30.
Mes enfants ont aussi vu leur quotidien bouleversé. Celle qui en souffre le plus c’est la plus grande qui s’est vu « parentaliser ». Sa qualité et son rythme de vie ont changé : en plus de ses devoirs le soir, elle doit s’occuper de sa soeur jusqu’à mon arrivée ; elle n’a plus d’activité et ne part plus en vacance qu’une fois par année…
J’ai dû aussi faire face à des évènements inattendus et douloureux : Conduite aux urgences en fin d’après midi ; j’ai du regarder impuissante mes deux filles sur une chaise (la grande tenant sa soeur sur les genoux) jusqu’à 1h du matin. Là pour la première fois j’ai culpabilisé. Je crois n’avoir pris conscience des réelles difficultés auxquelles pouvaient être confrontées les femmes qui élèvent leurs enfants que ce soir-là… Je remercie d’ailleurs mes collègues et amis qui ont su se mobiliser.
Enfin, je ne me plains pas non plus car même si j’ai du renoncer à certain projet tel que l’achat d’une maison, l’esthéticienne, les salles de gym, les voyages, l’amour que je porte à mes filles et qu’elles me portent me comble plus que tout.
Nous avons développé d’autres formes d’activité telles que les sorties en famille (quoi que rares) dans le département sur une demi-journée.
Au niveau éducatif, si je vois peu mes enfants, j’essaie autant que faire se peut de leur accorder du temps de qualité. Toutefois respect, communication, discipline et autonomie restent les bases des valeurs que je leur transmets.
J’ai une pensée particulière pour celles qui élèvent seules leurs enfants isolée de tous (famille et amis).”
Mélanie
Etre une mère qui élève seule son (ou ses) enfant(s) vous donne droit non seulement aux mêmes prestations familiales accordées par la Caisse d’Allocations Familiales (CAF) que tous les parents et sous les mêmes conditions, mais aussi à des prestations particulières.
L’allocation de parent isolé (API), attribuée aux personnes vivants seules et ne percevant aucune ressource de l’autre parent de leur enfant, est soumise à un plafond de ressources. La moyenne des ressources mensuelles sur les trois derniers mois ne doit pas dépasser 583,80 € pour une femme enceinte sans enfant et 778,40 € pour une personne avec un enfant à charge, augmenté de 194,60 € pour chaque enfant supplémentaire à charge.
L’allocation de soutien familiale (ASF), contrairement à l’API, peut être accordée quelque soit le niveau de ressources, l’unique condition étant d’assurer seule la charge d’au moins un enfant. Vous pouvez en bénéficier si l’autre parent est décédé ou n’a pas reconnu l’enfant, ou si vous êtes séparée ou divorcée et qu’il n’assure pas depuis au moins 2 mois son obligation d’entretien volontairement ou involontairement.
Le montant de l’ASF est actuellement de 87,14 € par mois pour chaque enfant à charge. L’allocation est versée à compté du mois suivant l’évènement qui y donne droit (décès, abandon, séparation…) jusqu’aux 20 ans de chaque enfant. Par contre ; si avant cette échéance, vous vous mariez, vivez en concubinage ou concluez un PACS, vous perdez le bénéfice de l’allocation. Le versement de l’allocation reprend si vous vivez de nouveau seule de façon permanente.
Il est possible de percevoir à la fois l’ASF et l’API, mais sachez que le montant de l’ASF est pris en compte dans le calcul des ressources pour l’attribution de l’API.





JSS JEUNE MAMAN SOLO ET C VRAI KE C DUR MAIS ETRE MERE C FORMIDABLE JNE REGRETTE PAS MA DECISION PR OTAN